Vu avec bonheur hier soir "Little miss sunshine", le film de Jonathan Dayton.
Je ne vous y ai pas vu !!!
Vous non plus d'ailleurs !
Comme quoi si tous les goûts sont dans la nature ... les goûts de chiottes aussi !
Stanislas Bergamote,escales en formes d'escaliers
Qu'il monte ou qu'il descende, en colimaçon ou tout droit, l'escalier est un lieu entre deux étages, un lieu de passage qui dit le haut qui dit le bas, l'escalier est un lieu d'effort avant le haut, avant le bas, un lieu de vie
Vu avec bonheur hier soir "Little miss sunshine", le film de Jonathan Dayton.
Je ne vous y ai pas vu !!!
Vous non plus d'ailleurs !
Comme quoi si tous les goûts sont dans la nature ... les goûts de chiottes aussi !
Plus drôle que ça, l’actualité politique n’avait pas fait depuis longtemps :
On se souvient de la phrase assassine de Fabius à l’encontre de Royale : «Je préfère dire : "Voici mon projet", plutôt que "Mon projet, c'est Voici "»
Ben voilà, Lolo s’est fait prendre au piège !
Jubilatoire !
A malin, malin et demi, Voici récupère la jolie phrase et en fait un slogan publicitaire appuyé d’un «Quand Laurent Fabius nous fait de la pub, c'est Royal.»
Franchement bien joué.
En plus on est sûr que ce n’est pas Beigbeder qui a trouvé ça : Beigbeder et Voici c’est fini ! Brassard noir au bras et 1 minute de silence !
Lolo qu’on avait connu conciliant avec la politique libérale, conciliant avec la pipolisation, lui qui se vantait de faire de la motocyclette (sans poser les pieds par terre dans les virages), de bouffer des carottes râpées (la bonne mine le Lolo, c’est super) et de regarder les chèvres de la starac, l’intelligent Fabius dont le cerveau n’est pas de la chantilly (ouais, mais les rumeurs faut s’en méfier quand même !), Lolo s’est fait rattrapé par ce système qu’il cajole tout en le critiquant.
Au moins il s’est trouvé un métier ! (pour le cas hautement improbable où il ne serait pas élu président de la république).
Non, pas chroniqueur chez Daniel Schneiderman !
Je le vois plutôt paparazzi ! Paparazzi de lui-même ! Selfpaparazzi !
C’est pas compliqué, tous les appareils photos ont des retardateurs efficaces, il peut se shooter dans toutes les positions et publier tout ça sur un blog.
Le loloblog, ou le blogalolo ou le lolofafablog ou last but not least le faloblog.
Ou alors chroniqueur à « réponse à tout », lui qui participa naguère à « la tête et les jambes ».
Alain Ayache qui prend déjà Ségolène pour la Joconde pourrait l’embaucher comme chroniqueur hippique.

LONDRES (AP) - Devant le péril encouru par les hérissons britanniques, McDonald's n'est pas resté de glace : la compagnie américaine a annoncé qu'elle avait modifié la forme des pots de son dessert McFlurry, afin qu'ils ne constituent plus une menace pour ces petits animaux à épines.
La Société britannique de préservation des hérissons faisait campagne depuis des années contre ces pots, expliquant que les hérissons mouraient en essayant de manger la crème glacée restante au fond de pots abandonnés.
Les militants précisaient que la circonférence du couvercle était suffisante pour que l'animal entre sa tête dans le pot, mais pas pour qu'il puisse s'en extraire, et qu'ainsi, nombre de hérissons mouraient d'asphyxie s'ils n'étaient pas sauvés par des passants.
McDonald's Royaume-Uni a déclaré qu'après « des recherches et des essais significatifs », il avait élaboré un pot de McFlurry doté d'une ouverture plus petite. Leur distribution a débuté en Grande-Bretagne.
Les hérissons par la voix de leur représentant national à la chambre des communes se sont félicités de ce changement mais demandent que le principe soit généralisé à d’autres récipients, ceci pour préserver des espèces en plus grand danger encore. Des espèces en voie d’extinction. Ils prennent l’exemple du prince Charles (espèce royale protégée) dont les oreilles décollées risquent, comme les épines chez le hérisson, d’empêcher le retrait de sa tête si par malheur elle était enfilée dans un vieux pot insuffisamment large.
On connaît également l’histoire de cet homme d’affaire qui avait dit-on un appendice nasal trop important. Il est resté coincé dans un pot de vin.
Ouais ! Je suis allé dans un salon du livre.
Salon, salon, c’est vite dit.
Pas de maîtresse de maison pour m’accueillir.
Pas de grande cheminée.
Pas de petits fours et de musique tranquille.
Aucun tableau au mur.
C’est un salon sous tente, un salon où les écrivains viennent vendre des produits frais.
Pas facile de se promener dans les allés, entre les tables des librairies et des éditeurs. Surtout que parfois certaines sont assaillies par des fans. Les attroupements autour de Marc Lévy, Richard Bohringer sont impressionnants. Et puis, dans le même temps, plein d’écrivains estimables, excellents, attendent à leur table. Certains lisent des livres de collègues qui sont peut-être assis plus loin. Beaucoup ne verront aucun visiteur pendant toute la durée du salon.
C’est triste de voir des écrivains assis comme des gardiens de musées, derrière une table brinquebalante et attendre que l’un des passants, les bras déjà chargés de livres pour enfant, de livres tf1 daigne s’arrêter : vous m’en mettrez 2 svp, c’est pour ma belle sœur ! Un petit mot, elle s’appelle Bernadette, si vous pouviez éviter de faire une allusion aux pièces jaunes. Super, merci, elle va être vachement contente. Je ne savais pas quoi lui prendre faut dire que je ne la connais pas encore très bien mais j’ai vu qu’elle avait un livre de cuisine dans son sac donc …
J’imagine J. K. Rowling dans un salon pareil. C’est Harry Potter qui se retournerait dans sa tombe. La foule que ça ferait, je suis sûr qu’une manifestation unitaire de tous les syndicats sur les champs Elysées accueillerait moins de monde.
Je suis allé écouter la « starac » en vrai. Dans un Zénith. Je vois une file de gens qui attendent pour voir quelqu’un. Tiens, il doit y avoir une star dans le coin. Renseignement pris c’était les grands parents de Grégory, celui qui avait gagné cette année-là. Les gens faisaient une queue de plusieurs dizaines de mètres pour aller voir le pépé et la mémé du gagnant d’un jeu télévisuel !
C’est rassurant, y’a de l’avenir pour les vieux !
A propos des CRS condamnés pour viol, les médias répètent constamment qu’ils sont condamnés pour le viol de prostitués !
Pourquoi pas « viol » tout simplement ? Un viol c’est un viol, que la victime soit prostitué, « desesperates housewives » ou étudiante c’est du pareil au même, un crime.
Le directeur de la rédaction de « la tribune » censure un sondage !!!
Le directeur de la rédaction de « Lire » fait de la publicité dans son propre journal pour « des encastrables ».
La bonne nouvelle : Jean Luc Hess est sur Radio Classique tous les jours à 18h.
Entendu cette phrase dans la bouche d’un astrophysicien par ailleurs passionnant : à la question de Kriss, il vaut mieux dire je t’aime ou le prouver ? Le scientifique a répondu cette phrase de scientifique : on le dit quand on ne l’a pas prouvé.
Espérons que c’est « un bon mot » sinon je me fais du souci pour lui.
Il s’est plus intéressé aux étoiles qu’aux amours cet astrophysicien.
Magnifique roman sur l’écriture. Magnifique roman galant dont les héros sont plongés dans le sexe jusqu’au stylo.
On connaît des gens qui écrivent avec leur tête, avec leurs sentiments, avec leurs yeux. C’est souvent le cas d’ailleurs. Les épanchements sentimentaux, les couleurs, les impressions, tout ce qui relève du détournement de sujet occupe joyeusement le terrain.
Cet ouvrage est la magnifique illustration de ce qu’est l’écriture quand elle est une affaire de mots.
Les mots du sexe sont précis et clairs. Ils disent ce qu’ils veulent dire.
La tension entre la volonté de l’écrivain, Adam dans le livre, d’écrire avec style et recherche, de faire joli et le désir de la jeune femme, Simple dans l’histoire, de dire le sexe avec les mots du sexe sans pratiquer le sexe, donne sa vigueur au roman.
Le professionnel quel qu’il soit utilise un vocabulaire précis adapté à sa profession. L’écrivain, lui a les mots de tous les autres. Souvent il les mélange, il patchwork, il métaphore, il enfile les perles.
Pas dans ce livre. La toute puissance du langage dans les rapports intimes, surtout intimes est magnifiée. Les mots crus s’enchaînent comme en cascade, les situations surréalistes sont désopilantes.
Un grand livre.
Simple, Franz Bartelt, Le mercure galant
La politique française repose sur deux jambes. La droite et la gauche.
D’ailleurs, elle repose tellement qu’elle n’avance plus beaucoup !
Au dessus des jambes il y a ceux qui se disent au dessus des partis, (Anatomiquement c’est pas faux), ils dominent les bas quartiers.
En bas on trouve tous ceux qui suivent le mouvement de l’une ou l’autre des jambes. Certains vivent sur la face interne du membre, d’autres sur la face externe. C’est d’une grande subtilité, et pour comprendre le positionnement de chacun il faut y regarder au microscope.
Et Bayrou, bien placé entre la jambe droite et la jambe gauche c’est un peu le clito de la vie politique française.
S’il prenait l’envie à quelqu’un d’exciser le paysage politique, c’est simple, il lui suffit de prendre Bayrou et de le renvoyer dans ses Pyrénées-Atlantiques.
Forcément on sourirait moins et la politique serait tristounette sans ce poil à gratter (métaphore risquée). C’est vrai il ne sert à rien sinon à faire bouger. Oui, bouger les jambes. C’est déjà pas mal, c’est comme un aiguillon et si les jambes bougent, alors la politique peut avancer.
Le problème c’est que si j’en crois les sondages, Bayrou n’attire pas beaucoup. A croire que le clito est oublié par les sondés. Pauvre France.