Mythologie du -Post It- métaphore du 0téléctuel moderne.
« Vive les révolutionnaires du -Post It- » je crie dans ma salle de bain.
Quand j’entends monsieur Pixel M’Ptrois prendre position sur une affaire importante alors je dégaine mon carnet de -Post It-. Un exemple ? L’affaire Battisti. Ca mérite un -Post It- d’au moins 4 cm sur 5.
Les Pixel Podcast boys se sont concertés pour en parler tous ensemble.
C’est l’actualité kil disent !
Moi je ne suis pas contre, alors j’ai écris sur un -Post It- : Battisti combien d’heures d’antenne ?
Pi je l’ai collé sur le frigo.
(le nombre d’heures est inversement proportionnel à la virulence de la prise de position)
Ensuite j’ai ôté le -Post It- Battisti pour le remplacer par Darfour et aujourd’hui par Kachkar mort au champ d’honneur de l’OM.
Faut dire que juste avant j’avais collé sur le frigo le papillon jaune d’Ingrid Bettancourt après celui d’Evelyne Thomas.
Avant j’écrivais au feutre indélébile : Claustre, Seurat, Rushdie, Pearl etc.
Mais mon beau frigo n’a plus de surface libre, je pense d’ailleurs l’offrir à Georges Pompidou des Escalators comme œuvre d’art.
Mais pendant qu’il fonctionne encore, je colle.
Et je décolle.
C’est facile, on s’en met pas plein les doigts et il suffit d’attendre la prochaine poussée éruptive d’acné médiatique pour que, miracle, un nouveau sujet tombe du ciel servit par les même zélotes dont on connait « le zèle poussé jusqu’à l’aveuglement ».
En langage politiquement correct il se dit que les passeurs d’infos se doivent de relayer les évènements en toute objectivité alors que c’est au spectateur de choisir ses combats.
C’est ça ! Et mon Q c’est du chapon ?
La conséquence ?
Ben les passeurs hystériques m’ont transformé en zappeur.
Vite un nouveau scandale, une nouvelle poussée de fièvre, un nouvel enthousiasme.
Une nouvelle injustice car tout n’est que téléjustice et téléinjustice.
La morale règne en médialand.
Le passeur et le zappeur se tiennent par la barbichette et forment le plus beau binôme du monde :
l’un choisi ce qui doit passer (première réduction), l’autre dans ce qui est passé (seconde réduction).
Sont libres.
Et pourtant le zappeur a un vrai pouvoir dans ses mains, la zappette dont il peut décider d’ôter les piles, comme on décharge un pistolet.
Il a un pouvoir qu’il n’exerce pas. Le con.
C’est le paradoxe de la zappette, elle devient dangereuse quand on lui enlève ses munitions.
Faut bien avouer que j’ai du mal à décharger la bête, et Paris Hilton kesk’elle devient ?
Elle a mis une culotte ?
Chez moi c’est l’automne tous les jours, les -Post It- morts se ramassent à la balayette surtout depuis la pandémie de sondages.
Je n’arrive plus à suivre.
Et Battisti dans tout ça mon cher Chancel ? (L’est parent avec Sheila le Jacques ? )
Y z’en on parlé l’autre jour sur France Inter, énervés qu’ils étaient, pfff au moins pendant 8 minutes.